Les sénateurs dont Jean-Pierre FOURCADE ont refusé mercredi d'inscrire la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution, allant à l'encontre du gouvernement et d'un texte voté par les députés en première lecture du projet de réforme des institutions.
Les sénateurs, par 216 voix contre 103, ont adopté, contre l'avis du gouvernement et de la commission des lois du Sénat, un amendement supprimant la référence aux langues régionales que les députés avaient ajouté au texte initial.
La majorité UMP mais aussi les centristes, les communistes, les radicaux et quelques sénateurs socialistes, comme l'ancien ministre de la Justice Robert Badinter, ont voté la suppression du texte indiquant que «les langues régionales (appartenaient) au patrimoine» de la Nation.
La majorité du PS, les Verts et quelques sénateurs UMP ont en revanche voté contre.
Alors que la majorité sénatoriale de droite avait, en commission, accepté le dispositif des députés, la discussion en séance a montré une opposition farouche de l'UMP et de certains socialistes à cette mesure.
«Nos enfants parlent texto, il faut renforcer le français et ce n'est pas en faisant appel aux langues régionales (qu'il le sera)», a déclaré Jean-Pierre Fourcade (UMP).

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