Nous sommes tous ensemble
confrontés au problème, qui va devenir très difficile, du maintien de notre
zone d'activité dans le cadre du Grand Paris.
Le Grand Paris est actuellement en
discussion devant le Parlement. Le texte a été voté à l’Assemblée Nationale et
il va arriver au Sénat dans quelques semaines.
Il est clair que nous devons
transformer notre Communauté en zone de développement prioritaire à l'intérieur
de ce Grand Paris, ce qui n'est aujourd'hui pas encore le cas, car beaucoup de
gens ignorent l'importance que nous représentons, aussi bien sur le plan de la
population, des emplois que celui des entreprises.
Notre deuxième défi sera la
transformation de notre financement. Jusqu'à il y a quelques jours, nous avions
des produits de taxe professionnelle forts importants qui font l'envie de
beaucoup de nos collègues de l’Ile-de-France et bien entendu de l'ensemble des
communes rurales et des communes en difficulté.
Le nouveau système voté par le
Parlement qui a passé, lui, le barrage du Conseil Constitutionnel, va nous
permettre d'avoir des moyens nouveaux, ce qui va entraîner, pour nous,
l'obligation d'avoir, avec les chefs d'entreprise, les artisans, les
professions libérales, les commerçants, des rapports pour leur expliquer le
changement de fiscalité et établir nos budgets dans le cadre de ce nouveau
système.
Ayant participé de très près avec mon
collègue M. Badré à la discussion de ces textes, nous pensons que, quelles
que soient les tendances et les tentations de la péréquation, notre nouvelle
Communauté sera un peu à l'abri des tentatives de hold-up sur nos ressources
avec le système de compensation qui a été mis en place.
Enfin, le troisième défi auquel nous
sommes confrontés comme tous nos concitoyens est le problème de la sortie de
crise qui risque d'être difficile pour nous, puisque les amortisseurs sociaux,
qui ont joué un rôle très important pour éviter que la crise ne soit trop
profonde, risquent de jouer à l'inverse et de retarder la sortie de crise et le
retour à un taux de croissance important.
C'est la raison pour laquelle nous
devons être exemplaires en matière de croissance, de développement d'entreprise,
de formation professionnelle, quel que soit l'environnement qui va être le
nôtre demain.
Je forme le vœu qu’avec cette assemblée
importante de 84 personnes et les 7 communes qui s'associent
dans cette communauté, nous constituions au cœur des Hauts-de-Seine un endroit
où, non seulement il fait bon vivre, mais où il fait bon travailler et qui peut
donner à nos enfants, à nos petits-enfants, des perspectives optimistes pour
l'avenir.
Nous sommes un pays dans lequel la
sinistrose est invoquée à longueur d'émissions, à longueur de médias, à
longueur de journaux.
Il faut que nous apportions la
démonstration que, contre la sinistrose et pour la sortie de crise, nous serons
exemplaires par rapport à tous nos concitoyens.
Je vous remercie.
(Applaudissements…)
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