Les paroles s’envolent, les écrits restent. Dans son éditorial publié dans le dernier bulletin municipal de janvier, le député-maire UMP de Boulogne-Billancourt, Pierre-Christophe Baguet, affirme au détour d’une phrase à propos des derniers ajustements budgétaires que « la menace de mise sous tutelle préfectorale de la ville en 2008 s’éloigne sous l’impulsion de Geneviève Dubost, adjointe en charge des finances ».
De quoi interpeller son
prédécesseur Pierre-Mathieu Duhamel, lequel s’est tourné vers le préfet
des Hauts-de-Seine pour en avoir le coeur net. Sollicité par l’ancien
maire, le représentant de l’Etat dément catégoriquement la menace d’une
mise sous tutelle qui aurait plané sur la ville. « Après avoir repris
l’intégralité des pièces relatives au contrôle budgétaire exercé à
cette époque sur le budget de Boulogne-Billancourt, je peux vous
assurer qu’aucune des conditions pour initier une telle procédure
n’était réunie », écrit Patrick Strzoda dans son courrier daté du 22
janvier dernier, et il ajoute « qu’il n’a jamais été envisagé de saisir
la chambre régionale des comptes pour aboutir à la mise sous tutelle
budgétaire de cette commune ».
Cette réponse contente Pierre-Mathieu Duhamel : « Que dire de plus que
ce qu’écrit le préfet ? » s’interroge-t-il. « On peut toujours nier
l’évidence mais peut-être est-il temps que M. Baguet réalise que le
rôle d’un élu n’est pas de réécrire l’histoire à son avantage mais de
préparer l’avenir de ses concitoyens. »
Le rôle d’un élu n’est pas de réécrire l’histoire à son avantage
Ce différend n’est pas le premier entre l’ancienne équipe municipale et
la nouvelle. Mardi prochain, le tribunal correctionnel de Nanterre
rendra sa décision dans une affaire de plainte en diffamation qui
oppose Jean-Pierre Fourcade et Pierre-Mathieu Duhamel à une adjointe au
maire de l’équipe actuelle et au directeur de cabinet de
Pierre-Christophe Baguet.
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